Laetitia Mikles


Née en 1971, Lætitia Mikles est documentariste, critique de films et enseigne l’histoire du documentaire. Elle a suivi des études de sociologie et d’audiovisuel et a été lectrice de scénarios pour Arte et Canal+. Elle collabore depuis 1998 à la revue de cinéma Positif où elle publie régulièrement des articles sur le documentaire de création.

Elle réalise en 2001 son premier documentaire Lucie va à l’école suivi de Touchée et De Profundis.

En 2007, elle tourne le portrait de la réalisatrice japonaise Naomie Kawase, Rien ne s’efface. Son lien avec le Japon l’amène à réaliser Kijima Stories.

Elle a réalisé trois documentaires : Lucie va à l’école (l’intégration scolaire en école maternelle ordinaire d’une petite fille trisomique, 52 mn, 2001) ; Touchée (conversations en langue des signes tactile de personnes sourdes et aveugles, 26 mn, 2003), et De Profundis (hommage rendu à la Chartreuse du Vaucluse engloutie dans les eaux d’un lac du Jura, en co-réalisation avec Olivier Ciechelski, 52 mn, 2004).

FILMOGRAPHIE >>>

KIJIMA STORIES

France / 2013 / documentaire / 30′ / Night Light,
Les Films d’Ici, La Facture  copyright Laetitia Mikles

Avec le soutien du CNC, de la Région Aquitaine, du Département des Pyrénées-Atlantiques, de la Scam, de la Sacem et du Fresnoy.

Un mystérieux dessinateur part dans le nord du Japon à la recherche de la figure fuyante et fantasmée d’un yakuza repenti. Au fil des rencontres, l’enquête se double d’un autre récit, composé de dessins et de furtives séquences d’animation.

Prix du public du Meilleur court-métrage français au Festival de Films de Femmes de Créteil 2014.
Prix du meilleur film Euskadi-Aquitaine du Hendaia Film Festival 2014.

 

RIEN NE S’EFFACE

France / 2008 / documentaire / 52′ / Zeugma Films  big_crbst_rien_ne_sefface15

Trois cadeaux. Trois moments de confidence autour du cinéma. Au fil de ces trois rendez-vous, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase (Grand Prix du festival de Cannes en 2007) révèle le lien sensible et vital qui la lie au cinéma. Ce questionnement intime dévoile l’univers de la cinéaste. Il interroge aussi notre propre rapport au monde, la fragilité de ce qui nous entoure, la fuite du temps et tout ce qui, malgré tout, s’arrache à l’oubli.

Prix découverte de la SCAM 2010.

De profundis

France / 2007 / documentaire / 52′ / Atopic

Il y a plus de 30 ans, EDF mettait en service un barrage hydroélectrique dans la vallée de l’Ain. S’y cachait depuis 8 siècles un monastère qui repose aujourd’hui intact, par 80 mètres de fond, sous les eaux d’un lac artificiel. Dans les villages alentours, l’histoire de ce lieu suscite toujours beaucoup de discussions à propos de sombres heures de l’Occupation ou du combat mené contre l’Etat français pour empêcher son immersion. Pourtant, des moines chartreux vivent encore dans le silence des monts voisins et les circonstances de cet évènement semblent avoir réalisé, dans la matière, la vocation de cet ordre qui a choisi de vivre hors du monde pour se rapprocher de Dieu.

TOUCHÉE

France / 2003 /documentaire / 28′  Touchee Poster

Annabelle, Christophe, Damien, Maîté et jérôme sont sourds et s’expriment en langue des signes. Mais ils sont aussi aveugles. Ils ont besoin de signer dans les mains les uns des autres pour se comprendre. ils se touchent pour se rencontrer, se raconter des blagues, se disputer, ou pour s’aimer.

Prix richesse de la culture sourde
Prix Helen Keller International Award

 

LUCIE VA À L’ÉCOLE

France / 2001 / documentaire / 52′

Lucie, une petite fille trisomique de 5 ans, suit une scolarité « normale » à l’école maternelle de la Glacière, à Paris. Se dépasser, communiquer, apprendre avec les autres, c’est la bataille décisive que mène Lucie avec toute son énergie, sa vitalité, son espièglerie et, parfois, sa mauvaise humeur.
Cette intégration réussie est le résultat du combat acharné de sa maman, Claire, qui, soutenue par la directrice de l’école, madame Bozzola et l’institutrice, Hélène, a convaincu les responsables scolaires, le personnel de l’école et les parents d’élèves de l’intérêt pour tous de cette expérience encore trop rare au sein de l’école publique.

 

 

 

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