Laetitia Carton


Née en 1974 à Vichy, Laetitia Carton suit l’enseignement de l’école supérieure des beaux-arts de Clermont-Ferrand.

Elle expose son travail dans des lieux d’art contemporain dés sa sortie de l’école (à l’abbaye St André à Meymac, à St Fons, au Creux de l’enfer, à Thiers, à l’espace d’art contemporain de la ville de Paris, au Musée d’art contemporain de Lyon…). Puis elle fait un post-diplôme à l’école d’art de Lyon. C’est là, avec Jean Pierre Rhem, son « tuteur », qu’elle rencontre le documentaire de création. Elle décide alors de prendre un autre chemin, et fait un master de réalisation documentaire à Lussas.

Son second court-métrage documentaire D’un chagrin, j’ai fait un repos est projeté en 2005 au Festival Traces de vies 2005 où Laetitia Carton remporte le Prix des Formations audiovisuelles ainsi qu’un prix à Cuba.

Elle réalise pour la chaîne France 3, en 2009, son premier film La Pieuvre sur une maladie génétique neurodégénérative qu’est la maladie de Huntington décimant sa famille.

Son premier long-métrage pour le cinéma, Edmond, un portrait de Baudoin, sur l’auteur de bande dessinée et illustrateur Edmond Baudoin, sort en . Son troisième film intitulé J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd sur la communauté des sourds et la langue des signes en hommage à feu son ami sourd avec qui elle avait commencé à apprendre la langue des signes est sorti en .

FILMOGRAPHIE >>>

J’AVANCERAI VERS TOI AVEC LES YEUX D’UN SOURD

France / 2014 / documentaire / 90′ / Kaléo Films

sourds-main-555x370En coproduction avec Le Miroir. Avec la participation du CNC (Avance sur recettes), et le soutien des Régions Limousin, Midi-Pyrénées et Auvergne. En association avec Indéfilms 2. Avec le soutien du programme Media et de la Procirep-Angoa. Distribution : Epicentre Films – Ventes internationales : Doc & Films International.

Ce film est adressé à mon ami Vincent, qui a disparu à 32 ans. Vincent était Sourd. Il m’avait initiée à sa langue, à sa culture, à son monde.
En partant à la rencontre de ses amis, de sa famille, je vais suivre le fil de sa vie, jusqu’à cette rupture tragique. Une éducation oraliste imposée, le refus familial de sa différence, la découverte tardive de la langue des signes et du monde Sourd… A travers la vie de Vincent, , une histoire singulière, mais qui est aussi celle de milliers d’autres sourds, je remonte aux racines du mal-être des Sourds : « L’interdiction » de la langue de signes pendant plus d’un siècle, la difficulté à pouvoir grandir dans cette langue, encore aujourd’hui, et la souffrance qui en résulte, faite d’isolement, de déni et d’incompréhension.

En parallèle, je lui raconte mon trajet au pays des Sourds depuis sa disparition. Au fil du film c’est toute la richesse de ce monde inconnu et fascinant que je veux faire partager au spectateur, celle d’un peuple que la Langue des Signes façonne, et qui agit, lutte pour défendre sa langue et sa culture, sa différence.

 

EDMOND, UN PORTRAIT DE BAUDOIN

France / 2014 / documentaire / 80′ / Kaléo Films

rencontre-avec-baudoinQuand au début des années 80, paraissent les premiers livres de Baudoin, le monde de l’édition reste perplexe. Quel est ce chef comptable reconverti qui vient troubler le cours tranquille de la bande dessinée franco-belge, encore formatée par le diktat de la ligne claire ?
Pour justifier son refus de lui accorder un prix prestigieux, un éditeur lui confia un jour : « Si vous aviez été récompensé, cela aurait tué la bande dessinée telle qu’on la connaît aujourd’hui. Vous, Baudoin, vous ne faites pas de la bande-dessinée, vous faites de l’art, de la poésie. Ça ne nous intéresse pas »…

 

# 94 / 100 JOURS

France / 2012 / Un ciné-tract réalisé à l’invitation du collectif 100 jours / 5′

+94En 2012, elle participe à l’initiative du groupe G.R.O.I.X. (Groupe de Recherche Ouvertes et d’Initiatives Multiples, donc un groupe de réflexion et d’actions, ouvert à toutes et tous, à l’origine de débats, projections, réquisitions de logements etc … et dont l’épicentre est sur l’île de Groix) qui propose, en réflexion autour des élections , 100 jours, c’est 100 courts-métrages documentaires diffusés au rythme d’un film par jour, pendant les 100 jours précédents le second tour des élections présidentielles françaises. Car les nouvelles règles anti-démocratiques de scrutin (obligation de présenter une liste complète, interdiction du panachage etc) laissaient présager à bon nombre de Groisillon-ne-s une élection sans choix ni débats et une abstention record. Mais le groupe G.R.O.I.X propose une initiative politique ouverte.

 

LA PIEUVRE

France / 2009 / 89′ / Ideale Audience, France 3

La Pieuvre« La pieuvre est un émouvant film-témoignage de Laetitia Carton sur la maladie de Huntington.
Elle ne témoigne pas seule. Car la maladie de Huntington est une histoire de famille. Cette « pieuvre » a déjà englouti de nombreuses personnes dans son entourage. Vieux, jeunes, hommes, femmes tous peuvent être victimes. Une seule règle :  Une chance sur deux d’être touché par la maladie transmise par son père ou sa mère. Laetitia nous présente les dégâts de la pieuvre au fil des générations dans sa famille :  ses ancêtres, son grand-père, puis sa mère.
Alors, vivre dans l’angoisse ou faire le test pré-symptomatique ? Rester dans l’inconnu en espérant qu’on n’est pas porteur ? ou qu’au pire la maladie se déclenchera tard ? Prendre le risque de faire le test et être libéré si on n’est pas porteur ? ou au contraire se savoir porteur et être hanté au quotidien par une maladie qui se déclenchera à coup sûr un jour ?
Ce que l’on découvre avec ce film, c’est l’angoisse toujours présente en arrière plan qui pousse à guetter les premiers symptômes de la maladie, quitte à surinterpréter le moindre geste désordonné, la plus petite obsession. Faut-il renoncer à l’enfant pour « briser la chaîne » ?
Dans la famille les avis à propos du test sont partagés. Laetitia ne supporte plus la menace de la pieuvre. Fera-t-elle le test ? »

Fipa 2010, aux festivals de Leipzig et Tubingen, et a remporté le prix du jury et le prix du jury jeune et le prix du public au festival « A nous de voir » à Oullins.

 

D’UN CHAGRIN, J’AI FAIT UN REPOS

chagrinFrance / 2005 / documentaire / 19′

« C’est Jean Vigo qui t’a donné envie de faire ce film. Il disait qu’il voulait que ses films provoquent la nausée. Et qu’au moins au cinéma on ne puisse plus supporter la vue de ce qu’on regarde tous les jours avec indifférence, ou avec complaisance, en grandeur nature… »

Traces de Vies – Clermont-Ferrand (France)

 

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